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Ah Que Nos pères étaient Heureux
1. Ah que nos pères étaient heureux Quand ils étaient à table Le vin coulait à flots joyeux Ça leur était fort agréable Et ils buvaient à pleins tonneaux Comme des trous, comme des trous ! Morbleu Bien autrement que nous, Morbleu ! Bien autrement que nous !
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2. Ils n'avaient ni riches buffets Ni verres de Venise Mais ils avaient des gobelets Aussi grands que leurs barbes frisées Et ils buvaient...
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3. Ils ne savaient ni le latin Ni la théologie Mais ils avaient le goût du vin C'était là leur philosophie Et ils buvaient... |
4. Quand ils avaient quelque chagrin Ou quelque maladie Ils plantaient là le médecin Apothicaire et pharmacie Et ils buvaient... |
5. Celui qui planta le Provins Au doux pays de France Dans l'éclat de rubis du vin Il a planté notre espérance Buvons donc tous à pleins tonneaux Comme des trous, comme des trous, morbleu ! Et buvez avec nous, morbleu ! Et buvez avec nous ! |
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Chanson pour l'auvergnat
Elle est à toi cette chanson Toi l'Auvergnat qui sans façon M'as donné quatre bouts de bois Quand dans ma vie il faisait froid Toi qui m'as donné du feu quand Les croquantes et les croquants Tous les gens bien intentionnés M'avaient fermé la porte au nez Ce n'était rien qu'un feu de bois Mais il m'avait chauffé le corps Et dans mon âme il brûle encore A la manièr' d'un feu de joie Toi l'Auvergnat quand tu mourras Quand le croqu'mort t'emportera Qu'il te conduise à travers ciel Au père éternel
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Elle est à toi cette chanson Toi l'hôtesse qui sans façon M'as donné quatre bouts de pain Quand dans ma vie il faisait faim Toi qui m'ouvris ta huche quand Les croquantes et les croquants Tous les gens bien intentionnés S'amusaient à me voir jeûner Ce n'était rien qu'un peu de pain Mais il m'avait chauffé le corps Et dans mon âme il brûle encore A la manièr' d'un grand festin Toi l'hôtesse quand tu mourras Quand le croqu'mort t'emportera Qu'il te conduise à travers ciel Au père éternel
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Elle est à toi cette chanson Toi l'étranger qui sans façon D'un air malheureux m'as souri Lorsque les gendarmes m'ont pris Toi qui n'as pas applaudi quand Les croquantes et les croquants Tous les gens bien intentionnés Riaient de me voir emmener Ce n'était rien qu'un peu de miel Mais il m'avait chauffé le corps Et dans mon âme il brûle encore A la manièr' d'un grand soleil Toi l'étranger quand tu mourras Quand le croqu'mort t'emportera Qu'il te conduise à travers ciel Au père éternel |
File la laine
Dans la chanson de nos pères Monsieur de Malbrough est mort Si cétait un pauvre hère On n'en dirait rien encore Mais la dame à sa fenêtre Pleurant sur son triste sort Dans mille ans, deux mille peut-être Se désolera encore. File la laine, filent les jours Garde ma peine et mon amour Livre d'images des rêves lourds Ouvre la page à l'éternel retour.
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Hennins aux rubans de soie Chansons bleues des troubadours Regrets des festins de joie Ou fleurs du jolie tambour Dans la grande cheminée S'étaint le feu du bonheur Car la dame abandonée Ne retrouvera son cœur. File la laine, filent les jours Garde ma peine et mon amour Livre d'images des rêves lourds Ouvre la page à l'éternel retour. |
Croisés des grandes batailles Sachez vos lances manier Ajustez cottes de mailles Armures et boucliers Si l'ennemi vous assaille Gardez-vous de trépasser Car derrière vos murailles On attend sans se lasser. File la laine, filent les jours Garde ma peine et mon amour Livre d'images des rêves lourds Ouvre la page à l'éternel retour. |
L'Espérance
Le front penché sur la terre J’allais seul et soucieux, Quand résonna la voix claire D’un petit oiseau joyeux. Il disait : « Reprends courage, L’espérance est un trésor Même le plus noir nuage A toujours sa frange d’or. » (bis) |
Lorsque le soir se fait sombre J’entends le petit oiseau Gazouiller là-haut, dans l’ombre, Sur la branche au bord de l’eau. Il me dit : « Reprends courage, L’espérance est un trésor, Même le plus noir nuage A toujours sa frange d’or. » (bis)
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Mais il partit vers le Père Et jamais ne le revis. Je me penchai sur la terre Et la contemplai, ravi. Car il n’est que l’espérance Pour animer notre cœur Qui de nos plus noires souffrances Sait toujours être vainqueur. (bis) |
la blanche Hermine
1 J’ai rencontré ce matin, Devant la haie de mon champ Une troupe de marins, D’ouvriers, de paysans Où allez-vous camarades, Avec vos fusils chargés ? Nous tendrons des embuscades, Viens rejoindre notre armée.
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R La voilà la blanche Hermine, Vivent la mouette et l’ajonc ! La voilà la blanche hermine, Vivent Fougères et Clisson !
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2 Où allez-vous, camarades, Avec vos fusils chargés ? Nous tendrons des embuscades, Viens rejoindre notre armée. Ma mie dit que c’est folie D’aller faire la guerre au front. Moi je dis que c’est folie D’être enchaîné plus longtemps. |
3 Ma mie dit que c’est folie D’aller faire la guerre au front. Moi je dis que c’est folie D’être enchaîné plus longtemps. Elle aura bien de la peine Pour élever les enfants. Elle aura bien de la peine Car je m’en vais pour longtemps. |
4 … Je viendrai à la nuit noire Tant que la guerre durera. Comme les femmes en noir, Triste et seule, elle m’attendra. |
5 … Et sans doute pense-t-elle Que je suis en déraison. De la voir, mon cœur se serre, Là-bas, devant la maison. |
6 … Et si je meurs à la guerre, Pourra-t-elle me pardonner D’avoir préféré ma terre À l’amour qu’elle me donnait ? |
7 … J’ai rencontré ce matin, Devant la haie de mon champ, Une troupe de marins, D’ouvriers, de paysans. |
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la piedmontaise
Ah Dieu que je suis à mon aise Quand j'ai ma mie auprès de moi, auprès de moi Tout doucement, je la regarde Et je lui dis « Embrasse moi » (Bis)
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Comment veux tu que je t'embrasse Quand on me dit du mal de toi , du mal de toi On dit que tu parts pour la guerre Dans le Pièmont servir le Roi (bis)
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Ceux qui t'ont dit cela ma belle Ils t'ont bien dit la vérité, la vérité Mon cheval est à l'écurie Sellé, bridé prêt à partir (bis) |
Quand tu seras dans ces montagnes Tu ne penseras plus à moi, non plus à moi Tu penseras aux Piémontaises Qui sont cent fois plus belles que moi (bis) |
Si fait, si fait, cela ma belle Je penserais toujours à toi, toujours à toi Je ferais faire une belle image Tout à la ressemblance de toi (bis) |
Quand je serais à table à boire A tous mes camarades je dirai, oui je dirais Chers camarades venez voir Celle que mon coeur a tant aimé... |
La Cavalcade
1- Un jour dans la fusillade Galopant à l'inconnu Nous marchions en cavalcade Tu étais mon camarade, Celui que j'aimais le plus (bis)
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2- Un cavalier par bravade Des siens le plus résolu Me porta son estocade Ce fut toi mon camarade, Ce fut toi qui la reçut (bis) |
3- J'ai vengé l'estafilade Que ce coup t'avait valu Mais très tard dans la nuit froide J'ai pleuré mon camarade, Près de son corps étendu (bis) |
4- Je suis ma route maussade Et je chevauche sans but Au hasard d'une embuscade J'ai perdu mon camarade Je ne rirai jamais plus (bis) |
5- Prince écoute ma ballade Et mon appel éperdu Prie le Dieu des cavalcades De placer mon camarade A la droite de JÉSUS (bis) |
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Mise à jour le Lundi, 07 Décembre 2009 21:49 |
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